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bolivie

Bolivie suite et fin

Publié le par jusquau-bout-de-nos-reves

Nous quittons Cochabamba et sa douceur pour rejoindre la Paz en passant par l’immense plateau de l’Altiplano à 4000 mètres d’altitude. Les nuits y sont glaciales, _10°, malgré ça nous trouvons des habitations parsemés par ci par là vivant de la culture (de minuscules patates « junho » qu’ils font sécher pour la conservation et qu’ils réhydratent ensuite toute une nuit pour la consommation) et de l’élevage principalement du lama, leur habitation faite de brique de terre « abode » et évidemment dépourvu de chauffage car à cette altitude les arbres n’existent pas. Dans les champs, nous voyons travailler autant les enfants que les vieillards sans relâche et matériels modernes afin de subvenir à leur besoin.

Nous atteignons El Alto, où se trouve l’aéroport international de La Paz le plus élevé au monde, 4058 mètres d’altitude, et sa piste de 4 km de long car en altitude la portance est moindre, et où nous y squatterons une semaine pour 4 bols.

La Paz est la plus haute capitale du monde avec la particularité d’avoir 800 mètres de dénivelé avec les pauvres en haut à 4000 mètres d’altitude et les riches en bas à 3200. Pour nous déplacer de l’aéroport vers le centre de La Paz, nous empruntons les « collectivos » (mini bus de 15 places) qu’ici tous le monde emprunte car très peu de gens ont des voitures. Ces « collectivos » se compte par centaine et dans la ville contrairement à chez nous les embouteillage sont fait de « collectivos ».

Bolivie suite et fin
Bolivie suite et fin

La Paz est une ville extrêmement bruyante, en permanence saturée autant les rues que les trottoirs car il y a des vendeurs dans tous les coins de rues, en plus du dénivelé important, des démarrage en cote difficile la pollution est bien présente. Dans ce capharnaüm, nous sommes épatés par l’habilité des conducteurs qui se frôlent sans arrêt sans jamais se toucher, rappelons qu’ici aussi le piéton n’est pas prioritaire. Après deux jours de visite, nous sommes en overdose de gaz carbonique, de bruit en tout genre et partons nous offrir une journée au vert direction la célèbre route de la mort en VTT.

Pour cette journée, Stéphane en fera seul la descente suivie du reste de la famille dans le mini « bus balai ». Nous partons pour 12 heures de ballade avec un départ à 4700 mètres (et ses gelées matinales) pour terminer à 1200 mètres d’altitude, 3500 mètres plus bas avec ses 30 °, ses bananiers, sa piscine, sa douche et son resto.

Bolivie suite et fin

La descente commence par 22 Km de goudron, suivi de 33 km de route caillouteuse dite « Route de la mort ». Son surnom est dû au taux de d’accidents mortels le plus élevé au monde avec une moyenne de 250 morts par an, nous apercevons bon nombre de carcasses de bus ou voitures en contrebas. Malgré cela, le paysage est extraordinaire et vertigineux, cette route étroite, où il faut rouler à gauche sans aucune sécurité et totalement irréaliste pour nous et rouler dans ces conditions à quelques centimètres du vide apporte d’excellentes montées d’adrénaline. Pour les suiveurs, le spectacle n’est pas pour autant dévalorisé car le croisement de voitures mais surtout de camions reste périlleux. Le retour se fait par la nouvelle route asphaltée et sécurisée mais sans aucun charme, nous remontons à 4700 puis la Paz 4000, ce qui nous rend plutôt patraque en fin de journée.

Bolivie suite et fin
Bolivie suite et fin

Nous avons également profité d’une bonne WIFI à l’aéroport pour envoyer les dernières évaluations des garçons qui ont donc fini leur année scolaire le 5 juin, avec le passage en cinquième de Rémy et le passage en CM1 pour Hugo. Nous voilà tranquille pour environ 3 mois.

Nous visitons ensuite les ruines de Tiwanaku (à 70 km de la Paz) symbole de la civilisation du même nom qui précéda les incas, l’ensemble est inscrit au patrimoine mondial par l’UNESCO. Nous y admirons la Porte du soleil (inspirée par Hergé dans Tintin et le temple du soleil), le monolithe Ponce qui figure une personnalité de très haut rang, El fraile (le prêtre) et le temple semi souterrain enfoui à 2 m de profondeur avec, sur le mur, des têtes taillées dans la roche et d’anciennes pyramides.

Bolivie suite et fin
Bolivie suite et fin

Nous prenons ensuite la route de Copacabana, située à 3840 mètre d’altitude, ville frontière avec le Pérou. Pour cela, nous empruntons une barge afin de traversé un bras du lac Titicaca qui est le plus haut lac navigable au monde, situé à 3810 mètres d’altitude, 275 mètres de profondeur, équivalent à 15 fois le lac Léman. Partagé à 55 % par le Pérou et 45 % par la Bolivie, son nom signifie en aymara « titi » félin et « caca » poisson car sa forme représente ses deux animaux (en cherchant bien).

Bolivie suite et fin
Bolivie suite et fin

Nous passerons nos deux dernières nuits sur la plage de Copacabana, petit village bien sympathique mais hyper touristique. Certes la plage de Rio est plus célèbrement connue que ce village bolivien mais l’histoire dit que le vrai Copacabana est ici. Nous voulions visiter l’ile du soleil et le chemin des incas mais après deux jours de pluie, nous décidons de quitter la Bolivie pour le Pérou à 8 km de là.

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Baptème de voitures et camions (bendicion de movilidades)

Baptème de voitures et camions (bendicion de movilidades)

Nos impressions personnelles sur ce pays :

Tout d’abord, nous avons été très agréablement surpris par l’accueil et la gentillesse des gens et des policiers de ce coté Ouest du pays contrairement à notre premier passage, coté Est, où nous avions ressenti la froideur des gens et subit le racket des policiers.

Ici, le salaire minimum est de 800 bols (100 euros), la vie est rude surtout à 4000 mètres où des villages vivent de leur maigre culture dans des conditions difficiles.

Ici, pas d’aide sociale, ni de chômage en gros « c’est marche ou crève ». Le dépaysement est total en rapport à ce que nous avons déjà traversé, les femmes sont habillées de leurs vêtements traditionnels très colorés et ce n’est pas du folklore.

Les routes sont en assez bons états mais payantes, le conducteur bolivien a, pour habitude, de doubler n’importe comment mais surtout dans les virages et c’est à celui qui arrive en face de freiner, de se serrer, tout ceci paraît normal et jamais personne ne s’énerve. Ici pas de gaspillage, les pneus sont changés uniquement après éclatage, et jamais deux pneus identiques sur une voiture ou un camion. Très peu de boliviens possèdent une voiture, ils se déplacent en collectivos (minibus) souvent surchargés.

Le ravitaillement en gasoil fut fastidieux car pour ne pas payer le prix fort, allant du simple au triple entre bolivien et étranger, il a fallut magouiller, marchander avec nos bidons. Ce manège devenant usant.

Niveau budget, ce pays a été pour nous très abordable surtout la nourriture, mais attention à l’hygiène, plus qu’inexistante dans certains endroits. Coté propreté pas de poubelles, les gens jettent leurs déchets à la sorti des villes ou villages, les chiens , très nombreux, font le premier tri et le vent faisant le reste et que dire des cours d’eau….

Après un mois et 4093 km, la Bolivie nous laisse d’excellents souvenirs et de belles rencontres.

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Parcourt complet en Bolivie

Parcourt complet en Bolivie

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Publié le par jusquau-bout-de-nos-reves

La Bolivie c’est 2 fois la France avec seulement 10 500 000 habitants.

La monnaie est la boliviano : 1€ = 8,7 bol

Pour commencer nous partons vers le Salar d’Uyuni au sud du pays à 800 km de là. Nous sommes au coeur de la cordillère des Andes, ce qui signifie monter et descendre sans arrêt avec une altitude moyenne de 4000 mètres où un jour ou deux sont nécessaire pour supporter les hauteurs (maux de tête, mauvaise respiration la nuit). La neige fait son apparition et les nuits sont très froides.

Uyuni est une ville à 3656 mètres d’altitude fondée en 1889 et plantée au milieu de nulle part.

Pour se rendre au Salar, qui se trouve à une trentaine de kilomètres, nous prenons l‘option de faire la visite avec un tour, car rouler avec son véhicule sur le sel peut avoir des conséquences désastreuses. Il existe, toutefois, un moyen qui consiste à pulvériser de l’huile de vidange sous le véhicule et de le rincer à grande eau au retour. Nous choisissons l’agence Blue Line Service pour une journée avec son excellent guide Marco qui parle français et qui nous amène au village de Colchani où seul ses habitants sont autorisés à prélever le sel. Ces derniers travaillent à l’ancienne, après avoir fait des tas pour commencer à le faire sécher, ils le transportent ensuite chez eux où il subira un dernier séchage sur une plaque en fer chauffer au feu de bois pour être ensuite concasser et mélanger avec de l’iode car il n’en possède pas naturellement. L’emballage se fait manuellement. Le village fourni la totalité des besoins en sel de la Bolivie. Marco nous apprend également qu’actuellement des carottages sont en cours car d’immenses réserves de lithium (50% des réserves mondiales) sont présentes sous le salar. Au cœur du salar se trouve le premier hôtel de sel (qui n’est plus en fonctionnement en théorie) où les murs, les tables, les chaises et des sculptures d’animaux sont fait de blocs de sel découpés directement dans le salar. Nous nous enfonçons ensuite dans cette immensité blanche où il est permis de rouler ou l’on veut, à la vitesse que l’on veut même les yeux fermés car nous rappelons que le Salar d’Uyuni est le plus grand au monde avec ses 12000 km2, ses 300 km de long et une hauteur de sel maximum de 120 mètres.

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Au milieu du Salar, se trouve plusieurs iles dont l’Isla Inca Huasi (maison de l’inca) étonnante car recouverte de cactus qui poussent de 1 cm par an et dont certains atteignent 900 ans, de son sommet nous pouvons apercevoir la quasi totalité du Salar délimité par les montagnes et volcans. Nous avons passé une excellente journée avec un guide génial et un couple super de routard Bernard et Malou.

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Nous quittons Uyuni pour la ville minière de Potosi fondée en 1545, située à 4100 mètres d’altitude, ce qui pour Capucin est une épreuve. Si nous sommes habitué à l’altitude, ce n’est pas son cas et il nous le fait savoir (énorme fumée blanche, ne prend pas les tours, n’accélère pas et sommes obligés, après chaque descente, de l’arrêter pour pouvoir repartir normalement). Potosi est une ville perchée sur une colline, c’est la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde, elle est inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco, nous stationnerons donc en bas. Dominée par le Cerro Rico à 4824 mètres, qui deviendra le plus grand gisement d’argent de l’histoire de l’humanité, troué comme un gruyère pour son minerai d’argent et d’étain depuis 1545, on y récence 5000 galeries dont 182 encore actives à ce jour. Stéphane en fera la visite dans des conditions plus que limite pour s’apercevoir qu’ici les mineurs, au nombre de 19 000, travaillent comme il y a 400 ans (poussent les chariots à la mains, creusent à la pioche et la barre à mine, utilisent de la dynamite pour ceux qui ont les moyens), leur salaire varie de 100 à 200 dollars suivant leur qualification, ils travaillent 12 heures non stop grâce aux feuilles de coca, leur espérance de vie est de 40 ans, il n’y a aucune sécurité et on déplore 25 morts par ans. Le gisement d’argent s‘épuise, il ne reste que 30 ans d’exploitation.

Nous visitons aussi l’hôtel de la monnaie, bâtiment de 7750 m2 construit entre 1759 et 1773 où était frappé la monnaie pour l’Espagne de 1773 à 1825 puis les monnaies de l’Argentine et de la Bolivie jusqu’à 1951.

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Nous descendons ensuite à 2750 m d’altitude pour Sucré qui est la capitale constitutionnelle du pays. Nous tombons le jour de la fête annuelle qui fête le 204ème anniversaire d’on ne sait plus quoi, nous assistons à des défilés, fanfares… et déambulons dans cette ville coloniale.

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Petite halte de quelques heures à Tarabuco et son marché traditionnel et très coloré qui se tient que le dimanche, fréquenté principalement par les indiens yamparas et tarabucos mais aussi par beaucoup de touristes.

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Nous continuons de descendre vers Cochabamba, mais avant nous faisons un détour à Villa Tunari pour son parc Machia dont l’Association essaie de réapprendre les lois de la jungles à des animaux ayant vécu en captivité : singes, perroquets… Ici nous nous trouvons aux portes de l’Amazonie et faisons une petite ballade de 3 heures dans une forêt très dense et rencontrons des singes araignées et autres, mais aussi un puma malheureusement tenu en laisse, qui est dans le parc depuis 6 ans et finira sa vie ainsi car ne pourra jamais se débrouillé seul. Nous sommes à 300 mètres d’altitude et retrouvons la chaleur équivalente au Brésil mais qu’il faut malheureusement quitter (n’en déplaise à certain) pour rejoindre Cochabamba à 2500 m d’altitude qui est la troisième ville du pays.

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Cette dernière n’a aucun intérêt mis à part son Christo de la Concordia surplombant la ville de 265 mètres et mesurant 34 mètres de haut soit 4 m de plus que celui de Rio de Janeiro, nous pouvons gravir les marches se trouvant à l’intérieur jusqu’aux bras. Son mercado (marché) le plus grand de Bolivie qui est extraordinairement gigantesque. On y trouve des centaines de boutiques couvertes et classées par produits, toutes les rues avoisinantes sont envahies de vendeurs en tout genre, les un sur les autres vendant leur marchandise au milieu d’un vacarme assourdissant et une circulation très dense. Ici, on trouve de tout des légumes en passant par les animaux vivants, du bricolage à l’étalage de viandes en plein soleil, des tireurs de cartes et fœtus de lama séché servant d’offrande à la Pachamama (terre mère). Nous aimons nous promener dans ces mercados et y manger le midi pour 4,50 euros à 4. La Bolivie n’a pas une grande gastronomie et ses repas populaires se constituent d’une soupe (très bonne faite de pates, légumes, viandes) et d’un plat principal à base de riz, frites ou pates accompagné soit de poulet, soit de bœuf, soit de milaneze et quelques miettes de tomates et salade, le tout dans une hygiène un peu limite, les assiettes sont justes rincées dans un plat. Bref, nous adorons tout de même ce coté typique (un peu moins les enfants) et tant pis pour la turista dont nous faisons les frais.

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